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Suivi Escrinet

Situé au sein d’une ligne de crête axée sud-est/nord-ouest (obstacle perpendiculaire au sens de migration), partant du Coiron et arrivant au mont Gerbier de Jonc, qui culmine vers 1651m d’altitude, le col de l’Escrinet représente un passage favorable de plus faible altitude (787m). Orienté dans l’axe de migration printanière des oiseaux (sud-ouest/nord-est) et offrant un large panorama (plaine d’Aubenas et Tanargue), ce site permet d’observer facilement le flux migratoire. Le comptage a été réalisé depuis le terrain de la Fondation Franz Weber situé au centre du col de l’Escrinet. Réputé depuis les années 1980, plus de 180 espèces d’oiseaux migrateurs ont été recensées. De nombreux oiseaux sont contactés depuis ce col, une partie s’engouffre dans les vallées voisines mais la majorité d’entre eux franchit réellement le col de l’Escrinet. Ce phénomène est accentué par vent du nord ; les oiseaux se protégeant du vent contraire, survolent le relief à basse altitude et franchissent leurs obstacles (ici la ligne de crête) par les cols les plus bas. On observe alors les oiseaux dans d’excellentes conditions avec une très grande proximité.
Dans certaines conditions météorologiques très particulières, par vent portant (sud), le relief n’est plus un obstacle. Le front de passage est donc très élargi car les oiseaux montent facilement en altitude et le nombre d’observations sur le col de l’Escrinet est par conséquent plus restreint.

Les comptages s’effectuent de l’aube au crépuscule. Pendant cette période, tous les oiseaux migrateurs (non passereaux) contactés dans la sphère visuelle, à l’oeil nu ou aux jumelles, sont notés par tranche de 5 minutes puis comptabilisés. Si les rapaces et autres grands oiseaux peuvent être repérés de loin (jusqu'à 6 à 8 km), les passereaux sont dénombrés sur une sphère plus réduite correspondant à la sphère auditive. Ces derniers sont comptabilisés par tranche horaire. En cas de doute du statut réel d’un oiseau, il n’est pas inclus dans le total journalier. Pour éviter de compter plusieurs fois le même oiseau ou groupe d’oiseaux, les observateurs suivent leur évolution dans la sphère jusqu'à franchissement de la ligne de crête principale en direction du nord ou nord-est.

Les données météorologiques précisant la force et la direction du vent, l’importance de la nébulosité et la visibilité sont également notées heure par heure.

En 2008, 304 512 oiseaux concernant 109 espèces ont été contactés en migration active.

Le passage de rapaces est plutôt bon avec des disparités d’une espèce à l’autre. Effectifs importants pour le Milan noir, le Busard cendré, le Busard des roseaux, l’Epervier d’Europe, le Balbuzard pêcheur, les Faucon émerillon, crécerelle et hobereau. Effectifs moyens pour le Circaète Jean le Blanc. Effectifs faibles pour la Bondrée apivore, le Milan royal, la Buse variable.

Le passage pour le Pigeon ramier est bon, mais des chiffres toujours faibles pour le colombin et la Tourterelle des bois.

On note aussi des effectifs importants pour le Grand Cormoran et le Goéland brun, des effectifs moyens pour les Cigognes blanche et noire et des effectifs faibles pour la Grue cendrée, la Mouette rieuse et le Martinet noir.

Concernant les passereaux d’une manière générale, pour de nombreuses espèces, les chiffres sont dans la moyenne. Les effectifs sont faibles pour les Hirondelles de fenêtre et rustique, le Pipit des arbres, le Pinson du nord ou le Bruant jaune et plutôt bons pour l’Accenteur mouchet, la Fauvette à tête noire, le Roitelet huppé, la Mésange bleue, le Pinson des arbres, le Chardonneret et le Bruant des roseaux. Le fait majeur est le passage record de plus de 23 000 Tarins des aulnes.

La dernière synthèse de suivi scientifique est disponible ici en téléchargement.

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